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DETECTION PASSION N° 129 Mars/Avril 2017
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Cuisson de céramique à la “gauloise”

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C’est dans le cadre des journée du Patrimoine, et sous l’égide du conservateur du Musée Archéologique de la Ville de Niederbronn- Les-Bains (67), que s’est tenue les 18 et 19 septembre derniers la 2e édition du “Village gaulois” à l’Expéridrome de Niederbronn.

imageAnimée en partie par trois groupes de passionnés de l’époque gauloise, les Mediomatrici (Alsace), les Teuta Osismi et les Vita Gallica venus de Bretagne, ainsi que par quelques artisans locaux(1), cette manifestation a comporté une cuisson de céramiques, réalisée sur le terrain en respectant le type de cuisson de l’époque.

Deux artisans potiers, Didier Garruchet et Pierre Tugend, installés dans le village proche de Woerth (connu pour son champ de bataille de la guerre de 1870), ont animé cette activité en faisant cuire divers types de poteries reprenant les formes usuelles gauloises.

La première étape de la cuisson consista à creuser le sol et à assécher l’assise du futur “four”, en y alimentant un important brasier, de vendredi après-midi à samedi matin.

Cela fait, les céramiques, pré-séchées par ailleurs, furent empilées sur les cendres encore chaudes (figure 1).
La deuxième étape vit la montée progressive en température à l’aide

de grosses bûches de bois formant une ceinture de feu autour des céramiques, jusqu’à en atteindre le sommet (figure 2).

La couverture de bûches se referma progressivement au-dessus des céramiques au début de l’après- midi du samedi, et la température progressa jusqu’à environ 1100-1200° C. (figure 3).

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La troisième étape (figure 4) fut de recouvrir d’abord partiellement le brasier de mottes de terre, permettant de maintenir la forte chaleur interne, puis d’alimenter encore le sommet du “four” avec de nombreuses bûches, et enfin de recouvrir le sommet avec de la terre.

Dans la soirée du samedi, le four étant entièrement “fermé”, la cuisson à l’étouffé s’opéra progressivement durant toute la nuit (fig.5), qui vit l’ensemble des participants partager un repas en commun, tout en dégustant quelques forts breuvages gaulois, bretons et alsaciens ;o)
Dans la matinée du dimanche, vers 9 h, sous l’oeil intéressé des nombreux visiteurs, débuta le démontage progressif du four ; la chaleur atteignait encore 600°. Les braises délivrèrent les objet les uns après les autres tout au long du restant de la journée (fig. 6, 7).

Le résultat fut correct. Les céramiques étaient très bien cuites et bien tintantes en les toquant du doigt (fig. 8 à 10). La seule chose qui fit un peu défaut, c’est la couleur. L’argile utilisée n’a hélas pas trop varié, passant du ton saumon clair à gris bleuté.

Chaque type d’argile ayant ses propres propriétés, la terre prend diverses couleurs selon le mode de cuisson utilisé.
En tout cas, ce fut une première pour mes amis, que j’assistai avec plaisir dans cette expérience.
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