Test Le Gold Maxx Power

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S’il est un appareil particulièrement sollicité aujourd’hui, c’est sans aucun doute le Gold Maxx Power de chez XPlorer. Effet de mode ou réelle efficacité ?
Votre magazine, Détection Passion, s’est penché sur la question.

imageAvec ses 18 kHz, le Gold Maxx Power fait partie de la famille des "hautes fréquences". Une catégorie qui offre de nombreux avantages, mais aussi quelques inconvénients. En effet, l'appareil possède les défauts de ses qualités : il prendra toutes les cibles, même les plus infimes comme les oboles, mais aussi les petites particules de papier d'alu pulvérisées, et sonnera par conséquent très souvent. Mais en détection comme dans la vie, il faut savoir ce que l'on veut.

C’est un appareil un peu difficile à prendre en main, à ne peutêtre pas conseiller à un débutant, sauf s’il est vraiment motivé. Par contre, entre les mains d’un prospecteur confirmé, il se révélera un redoutable chasseur de mini cibles, un véritable “tueur” de pièces. Le tout est de bien comprendre son fonctionnement et de faire corps avec cette machine au caractère très subtil.

Le GMP, pour les intimes, est livré d’origine avec un disque DD de 22,5 cm, équipé de son protègedisque, ce qui est, à mon sens, largement suffisant au regard de la puissance développée par l’appareil. On peut monter, en option, un disque de 27 cm, voire plus grand encore, mais il faudra alors faire des trous démesurés vu la profondeur atteinte et la surface couverte. Cela évidement au détriment de la précision. Lors des essais dans l’air (comptez 20 à 30 % de moins en terre*), nous avons pris un napoléon III à 36 cm et une obole à 26 cm.

Une fabrication robuste

De fabrication robuste, le Gold Maxx Power donne une impression de solidité. Impression confirmée lors de la prise en main et des barouds sur le terrain. Le bas de canne est bien sûr en fibre de carbone, la canne en acier, le boîtier et le repose-bras en ABS. Pas de problèmes de ce côté-là, pas plus d’ailleurs que du côté de l’électronique, comme en atteste le faible nombre de retour SAV.
Le câble à double blindage est particulièrement résistant à la torsion
et très long, car le boîtier peut se porter en hip mount, c’est-à-dire à la ceinture, ce qui n’est pas mon option préférée. Mais chacun ses goûts.

Réglages :procédez en douceur

imageLa façade comporte quatre potentiomètres et deux interrupteurs à bascule, ainsi que la prise de casque. Notez que le GMP possède un émetteur intégré, permettant d’utiliser un casque sans fil (en option).

La mise en route et le réglage de la sensibilité se font de manière tout à fait classique, par le bouton SENS. L’appareil émet alors les 3 tons disponibles pour la détection. Il faudra attendre que le disque s’initialise, ce qui est fait lorsque deux bips retentissent. Il est tentant de “pousser” le potentiomètre SENS dans le rouge, mais il est fréquent que des bruits parasites retentissent alors dans le haut-parleur. Il vaut mieux revenir au réglage conseillé par le
constructeur et ne pas hésiter, si la gêne persiste, à baisser encore un peu. Nous avons constaté qu’en se positionnant entre les deux derniers repères, on perdait très peu, voire pas du tout de performances, mais que l’on gagnait par contre beaucoup en stabilité.

Sous le potard SENS vous trouverez le réglage IRON VOLUME. Il s’agit en fait d’un simple bouton de volume sonore, qui n’agit que sur la
tonalité grave des ferreux. Vous pouvez à votre convenance les faire sonner fortement, faiblement ou pas du tout. Nous dirons qu’il s’agit d’une discrimination à la demande.

Discriminer la taille de l’objet

Le réglage IRON THRESHOLD offre quant à lui une fonction très intéressante : il fonctionne un peu comme un second étage de discrimination des ferreux, mais en fonction de leur taille cette fois.

Si le réglage IRON THRESHOLD, est positionné sur AUTO, les ferreux sonnent grave. Dès que l’on sort du mode AUTO, ils se mettent à sonner médium. Il suffit alors de prendre une cible test, un clou, par exemple pour un terrain pollué par ce genre d’objets, de le passer devant le disque, et de tourner le potentiomètre THRESHOLD vers la droite, jusqu’à obtention du son grave. Désormais, tous les ferreux ayant la taille de la cible test, ou une taille inférieure, sonneront grave, les autres continueront à sonner médium. Mais quel intérêt me direzvous ? Tout simplement qu’il est possible de détecter sur un terrain pollué de petits ferreux, sans manquer par exemple une éventuelle épée, une dague ou un autre objet en fer susceptible d’être intéressant.

Enfin, le quatrième potentiomètre règle les effets de sol. Là encore, attention à ne pas trop le pousser, car il engendre une réelle perte de puissance. A n’utiliser que sur des sols véritablement minéralisés. Personnellement, je le mets au minimum et je monte graduellement si les effets de sol se font ressentir. Mais pour les petits bruits parasites, la meilleure solution reste de baisser un peu la sensibilité.

L’interrupteur SILENCER ne sert pas, contrairement à ce que l’on pourrait croire, à rendre l’appareil muet. Il l’aide à se décider entre deux tons. Explication : le Gold est vraiment un appareil d’une grande précision. Si un ferreux comporte quelques traces, même infimes, d’un autre métal, vous obtiendrez deux sons : un grave, et un médium, ce qui peut vous tromper. En positionnant l’interrupteur sur I ou, à fortiori, sur II, les circuits de l’appareil se concentreront sur le métal dominant dans l’alliage. Le meilleur réglage étant sur I.

L’interrupteur FREQ SHIFT (décalage de fréquence) permet, comme son nom l’indique, de modifier légèrement la fréquence de l’appareil, afin de travailler proche d’un autre Gold Maxx Power. Il sert aussi à choisir un canal pour le casque sans fil WS1.

Sur le terrain

Sur le terrain, ce détecteur est vraiment d’une utilisation agréable. Léger et maniable, on l’a tout de suite en main. L’avant-bras est bien calé dans le repose-bras, et le boîtier, placé en haut de la canne, contrebalance bien le disque. On peut aussi le mettre sous la poignée, via un accessoire en option ou, comme je vous le disais plus haut en hip mount, à la ceinture. Dans ce dernier cas, on se retrouve avec seulement 800 gramme au bout du bras, ce qui est vraiment très léger. On pourra donc détecter des heures durant sans aucune fatigue, ou presque. Très vite, les premiers sons retentissent et les premiers coups de pelle peuvent se révéler décevants. Comme sur de nombreux modèles, les culots de cartouche sonnent comme de bonnes cibles. Mais une fois l’oreille entraînée, et l’habitude venant, on s’apercevra vite que quelque chose ne colle pas. En effet, si l’appareil est un tri-tons, il offre toute une palette de sons intermédiaires, ou tout au moins une infinité de façons dont ces sons se déclenchent. C’est difficile à expliquer sur le papier, mais par exemple, le son d’une cartouche de chasse attaque par un petit claquement, tandis que le même son produit par une monnaie attaque de façon plus douce. Du coup, on finit par ne plus creuser pour rien, ou peu s’en faut.

Des performances intéressantes

imageCôté performances, le GMP ne dément pas les essais dans l’air. Bien sûr, les distances de détection sont moindres, 20 % en moyenne, mais il va chercher les cibles, et particulièrement les toutes petites, vraiment très profond. Testé avec un Gmaxx II, le Power fait véritablement la différence sur un tout petit module. Par contre, le Gmaxx donne un son plus franc et plus honnête sur un gros module, type Napoléon III ou dupondius. Autre (très) gros avantage du
Gold, et nous l’avons vérifié sur le terrain, il peut prendre une monnaie sous une tuile minéralisée, test que peu de détecteurs du marché peuvent passer haut la main. De même, lorsqu’une monnaie ou une bonne cible est très proche d’un ferreux de taille raisonnable, il donnera deux sons bien distincts : un pour le ferreux, un pour l’objet à ne pas manquer.

En résumé, le Gold Maxx Power est un appareil vraiment séduisant, tant par son allure que par ses performances. Il faudra apprendre à le connaître et à le maîtriser avant d’en tirer la quintessence, mais il deviendra vite une extension de votre bras, le compagnon indissociable de vos virées en prospection. Bien sûr, son prix : aux alentours des 800 euros chez la grande majorité des revendeurs, le réserve à des prospecteurs sûrs de leur passion. Un investissement certes assez lourd, mais la passion a-t-elle vraiment un prix ?

* A propos des essais

Tester un appareil dans l’air n’est pas suffisant pour déterminer ses performances exactes. En effet, certains détecteurs seront plus ou moins sensibles aux effets de sol, à sa conductivité, à sa composition chimique, etc. Deux appareils différents n’auront pas le même pourcentage de perte dans le sol : l’un perdra 20 % de profondeur, l’autre pourra perdre 30 % ou même plus. Tandis que dans l’air, tous sont à égalité, mais je vous rappelle que nous détectons dans la terre et non dans l’air. Alors comment tester équitablement toutes les machines ? Lorsque nous procédons à des tests, nous effectuons une première série de tests dans l’air. Nous passons ensuite aux essais en terre de manière “cartésienne” (des cibles repères, enterrées à des profondeurs connues). Et, pour finir, nous partons sur un terrain avec plusieurs machines différentes et nous comptabilisons, à la fin de la détection, les cibles ramenées par chaque testeur.

RESPECTONS L'ARTICLE L 542 DU CODE DU PATRIMOINE
Art. L 542 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir au
préalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d'amendes de la classe 5.
Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l'aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée